Weekend Clients Victoire : le retour de Cédric

Weekend Clients Victoire : le retour de Cédric

Cédric faisait partie des deux heureux élus qui ont été invités à venir partager le Weekend Victoire avec nos clients. Il a roulé pour l'occasion sur un de nos deux prototypes de randonneuse, le modèle "Classique". Il partage aujourd'hui son ressenti sur cet événement. 

Du lac du Guéry à celui de Servières en passant par le col de Ceyssat, Cédric a apprécié sa découverte de l'Auvergne

 

Certaines fois, glander sur Facebook peut s'avérer particulièrement utile. Une publication qui passe, un clic sur un lien, on remplit le formulaire sans vraiment se rendre compte dans quoi on se lance puis on passe à autre chose. J'étais loin de me douter que cette série d'actions effectuée sans réelle conviction pouvait m'entraîner dans ce qui allait se révéler être un week-end d'exception.

    Pour permettre aux propriétaires - ou futurs propriétaires - de vélo Victoire de se rencontrer, d'échanger et de faire rouler leur vélo sur-mesure sur leur terre natale, les Cycles Victoire ont décidé d'organiser un week-end dont le programme s'étalait sur trois jours. Un appel à candidature a également été lancé dans l'intérêt de permettre à l'heureux élu de rouler sur la randonneuse ayant remporté le Concours de Machine 2016, autant vous dire que je n'ai pas réfléchi bien longtemps avant de remplir le formulaire et de tenter de transmettre mon enthousiasme et ma motivation.

Quelques jours plus tard, un mail m'informe que je suis sélectionné mais que ce ne serait pas moi qui roulerait sur la randonneuse mais plutôt sur un prototype destiné au Concours de Machine 2017. Pas déçu, bien au contraire. Rendez-vous est pris, direction Beaumont pour ma première venue chez les auvergnats. Arrivée timide, je ne connais personne mais on sent tout de suite que l'ambiance est décontractée. Le vélo est au centre des conversations, on compare son vélo avec celui de son voisin, on le félicite pour la beauté de sa machine, chacun explique pourquoi tel choix de tubes ou d'équipement, bref la passion est clairement là.

    L'arrivée se fait dans les locaux de Victoire, où l'on passe par le showroom pour ensuite accéder à l'atelier. Je suis resté un bon moment à regarder de loin la flamme du chalumeau lier les tubes de ce qui deviendra un cadre, restant admiratif de la méticulosité d'un travail qui me fait rêver. Je discute un peu avec l'équipe, jusqu'au moment où l'on me présente le vélo sur lequel je vais rouler.  Et là, la surprise est de taille. On est loin du classicisme (moderne) de la randonneuse de Concours de Machine 2016 mais plutôt sur un vélo au caractère plus actuel, c'est-à-dire plus proche des nouvelles pratiques comme le gravel. Exactement ce qu'il me fallait !

    Ce vélo est un prototype servant à essayer diverses configurations de randonneuse et de vélo de voyage et donne un aperçu de ce que sera le prochain Victoire du Concours de Machine 2017. L'inspecteur des travaux finis que je suis scrute le vélo dans les moindres détails, cherchant la plus petite imperfection sans ne jamais la trouver. Et quand on sait que ce vélo a été cadré par un stagiaire pour finaliser sa formation, on ne peut que saluer le travail et du stagiaire en question, et du formateur.

    Pour rentrer dans les détails, ce vélo dispose de tout ce qu'il faut pour partir loin et rouler sur tout type de revêtement. Le cadre est réalisé en tubes Tange pour le triangle avant et en Columbus Zona pour l'arrière. La longueur des bases est réglable grâce aux pattes Paragon Rocker, ce qui permet d'utiliser différentes tailles de roues ainsi que de pneus et de monter ou non des garde-boues. Pour ce week-end de test, les pattes étaient réglées au plus court pour des roues Hope XC en 650B avec pneus Compass Switchback Hill en 48. La fourche est de fabrication maison et dispose d'un pivot conique et de fourreaux unicrown avec œillets. Niveau transmission, la mode justifiée du 1x11 est évidemment de la partie et se compose d'un groupe Sram Apex avec plateau de 42, cassette 10-42 et freins à disque hydrauliques. Bref, tout ça me plaît bien.

Cédric n'a pas pu s'empêcher d'emmener les pneus de 48mm de notre prototype hors du bitume

 

Fini de parler, il faut y aller. Départ à 16 heures en direction du gîte du Lac Servières, accompagnés des motos de chez TF1 en charge d'un reportage sur l'artisanat français. Des paysages à couper le souffle qui vous donnent envie de déménager. On est loin d'avoir la même chose dans le Nord, idem pour le dénivelé : 46,5 km et 1122 de D+, j'ai beau avoir 3200 km de vélo dans les pattes depuis le début de l'année, je ne fais pas le malin. Mais le rythme est plutôt cool et on admire la vue tout en papotant avec son voisin. Les premiers tours de roues avec mon nouveau compagnon se passent merveilleusement bien, même si mon 1,83 m se sent un peu à l'étroit sur ce cadre de 54 cm. Le temps est parfait, le soleil révèle les paillettes de la finition marron métallisé du cadre et l’absence de vent est plutôt bienvenue, surtout que le parcours n'est qu'une gigantesque grimpette.

L'arrivée au gîte se fait sans encombre, chacun choisit son lit et direction la table à manger. Une cuisine rustique de qualité dont les produits sont exclusivement locaux, je reprends trois fois des patates. Le lieu est agréable, la vue magnifique et le patron charmant. On boit une bière, il y a du vin, voilà qui ne change pas de mes sorties vélo habituelles. Distribution des musettes (Rapha s'il vous plaît) avec la carte pour la sortie du lendemain, un chouette T-shirt Victoire et des goodies. Vite au lit, la journée de demain va être longue. Pardon à mes compagnons de chambré si j'ai ronflé, c'est l'altitude.

 

Départ à 8h30 pour traverser la Chaîne des Puys par l'Ouest en longeant la Sioule. Voir tous ces vélos Victoire briller sous les premiers rayons du soleil ajoute tout de suite un peu plus de classe à cette journée qui s'annonce idyllique. Ma monture m'attend, je remets un peu d'air dans l'énorme pneu arrière et c'est reparti. Le bruit des Compass en 48 trahis ma présence au sein du groupe, impossible pour moi de la jouer discret, d'autant plus que la roue libre du moyeu Hope Pro 4 est loin d'être la plus silencieuse. Le rythme est agréable et j’espère secrètement qu'il le reste tout au long de ces 180 km et 2518 m de D+. Le touriste que je suis en prend pleins les yeux tant le voyage est magnifique, impossible de ne pas s'arrêter pour prendre des photos et admirer la vue. Le groupe s'étire de sorte à former plusieurs satellites composés de quatre ou cinq personnes. On roule à son rythme, on attend et encourage son collègue dont la cuisse faiblit, on se plaint que la nôtre n'est plus autant en forme qu'il y a quelques kilomètres, on parle encore et toujours de nos vélos, tout est parfait et à aucun moment la lassitude ne s'installe. On vit un beau moment et on en a tous conscience.

    Mon vélo roule toujours aussi bien,. Aucune panne n'a pointé le bout de son nez, même pas une crevaison ! Même si trop petit pour moi, je ne ressens pas de douleur particulière. La selle Brooks C13 en 145 mm a parfaitement fusionné avec mon séant et le vélo est tout aussi réactif qu'il est confortable. Conscient que les roues en 650x48 me demandent plus d'effort que les 700x32 de mes collègues, je ne me sens pas pour autant complètement largué. Je suis même frustré de ne pas couper à travers champs tant la géométrie et le caractère du vélo s'y prête. Plus j'avance et plus j'ai envie de l'adopter !

    Les kilomètres défilent, le paysage aussi et la fatigue s'installe doucement. Passés les 100 km, les fringales se font de plus en plus insistantes. Pas grave, les boulangeries sont fréquentes sur la route. Les derniers kilomètres deviennent vraiment durs, le dénivelé et le soleil auront fait leur boulot jusqu'au bout mais le plaisir est toujours là. Les panneaux « Clermont-Ferrand » rassurent quant à la proximité du lieu d’arrivée qui ne tardera d’ailleurs pas à pointer le bout de son nez. Retour chez Victoire, chacun récupère ses affaires, file à son hôtel et direction le resto pour un debrief de la journée.

Chacun est heureux d’avoir terminé sa route. On s’avale un burger, les frites ne tiennent pas beaucoup plus longtemps, on s’hydrate au Picon et au vin et on rigole le visage rougi par le soleil et la fatigue. Les assiettes se vident aussi vite que les ventres se remplissent et que l'horloge tourne. Il est temps pour tous de se mettre au lit, on remet ça demain.

    Retrouver mon Victoire dans ma chambre d'hôtel me fait tout drôle. On ne se connaît que depuis deux jours mais j'ai l'impression d'avoir vécu plein de chose en sa compagnie. Je lui dis bonne nuit, demain c'est direction le Puy de Dôme pour une balade de 55 km et 1000 m de D+.

    Départ à 9h, tout le monde a le sourire, le soleil est toujours là, certains (dont moi) sont bien plus rouges que la veille, c'est parti. Le départ se fait tranquille, les premières côtes sont sages, tout le monde est content. Mon cuissard me rappelle que je ne l'ai pas payé cher, le contact avec la selle est moins agréable que la veille. Mais la vue me rappelle que je n'ai pas fait toute cette route pour me plaindre d'une douleur qui sera vite oubliée. On papote, on compare (encore) nos vélos, je frime parce que le mien (qui n'est pas à moi) a les plus gros pneus, je tente de prendre la fuite en prenant un chemin qui ne mènera nulle part, la journée s'annonce radieuse. Le rythme est bien plus cool que la veille, la parcours est plutôt accessible si ce n'est l'ascension du Col de Ceyssat qui rappelle les muscles à l'ordre. On finit par 10 km de descente pour rejoindre Clermont-Ferrand et ainsi clore un week-end chargé en émotions.

    On se dit au revoir, on se dit qu'on était bien content de rouler ensemble, on ne veut pas partir, on veut vite revenir et je ne veux pas rendre mon vélo ! Plus que le simple test d'un prototype Victoire, j'ai vécu à son guidon un de mes meilleurs week-ends vélocipédiques. La team Victoire organise des sorties à l'image de ses fabrications et tout n'a été que perfection. J'ai pris un énorme plaisir à rencontrer tous ces passionnés. Et bien que tous ont roulé pour Victoire, personne n'était là pour la gagner. Un bon moment de camaraderie qui montre que le cyclisme n'est pas qu'un sport mais bien un moyen de voyager, de rencontrer et de partager une passion commune. 

Photos par Nicolas Joly (@nicojolyphotography), Tony Bidel (@maisquefaittiti) and Cédric (@cedfly)

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