Tristan Beaufils 9e de l'Ironman de Nice sur son Victoire Vitesse

Tristan Beaufils 9e de l'Ironman de Nice sur son Victoire Vitesse

Tristan Beaufils, propriétaire de notre tout premier vélo en acier sur-mesure dédié au triathlon, le Victoire Vitesse, a réalisé une incroyable performance sur le dernier Ironman de Nice : à peine 1 an après ses débuts en triathlon - sur son pignon fixe Victoire Virage à Vichy - il termine 9e au scratch de l'épreuve, 2e amateur et 1er de sa catégorie des 18-24 ans. Ceci lui ouvre les portes des championnats du monde Ironman en octobre prochain à Hawai. Retour sur une journée que Tristan n'est pas prêt d'oublier : 

 

Après une petite nuit, le réveil sonne à 4h : c'est l'heure du gâteau sport ! Double dose car aujourd'hui est un jour particulier. Ma préparation sera rythmé par ce gâteau : je dois manger un quart chaque demi-heure. J'essaye de ne pas réveiller Léopoldine qui dort paisiblement. J'enfile ma trifonction, colle mes tatouages 454, prend ma boisson d'attente, fais un bisou à ma chérie et direction la prom.

Dans le bike parc encore dans la pénombre, on ressent la tension qui est palpable. Je gonfle les pneus de mon Victoire, étalonne mon capteur de puissance et prépare mes bidons, il est l'heure.
Je met de la vaseline dans le cou pour éviter les frottements puis rejoins Inès et Martin sur la plage. On se sert les coudes, La Marseillaise en mémoire aux victimes de l'attentat retenti, puis le départ est lancé. C'est à ce moment là que je me dis : on y est !

D'emblée je me cale sur le rythme de Martin et Ines, je suis facile et j'essaie de m'économiser sur ces 3,8km, la journée sera longue, très longue. La natation me paraît interminable. Je sors difficilement de l'eau. En étant resté en position crawl, je manque de sang dans les jambes et je titube jusqu'à mon vélo. A ce moment là,  j'aperçois Antho, Aymeric et Chloé, ça me booste ! Je saute sur mon Victoire Vitesse et commence ma remontée, car à ce moment de la course, je suis 490ème.

La première partie du vélo longe la baie des Anges puis remonte le Var. Cette partie est plate et je reprends pas mal de monde. Arrive la première difficulté du jour : la cote des Condamines avec des gros pourcentages. J'avais pour objectif de la grimper en 2 minutes en sortant le plus petit braquet du vélo : le 50x42. Mon Victoire et mes jambes répondent, la journée s'annonce plutôt bien.

Sur le vélo, je suis en mode restaurant : barres, gels et boissons isotonique, je ne me prive pas. Les kilomètres s'enchaînent et je remonte beaucoup de places. Je me sens bien. Le paysage est magnifique, je remonte les gorges du Loup puis commence l'ascension du col de l'Ecre. Je respecte mes watts pendant cette longue ascension, le maître mot est GESTION ! J'essaye de garder un maximum de force pour le marathon.

Au km 120 je tombe sur Antho et Aymeric, ça me fait plaisir de les voir et cela me motive. Je descends à bloc la première partie jusqu'au km 130 où j'aperçois un pro pris en charge par les secours après une vilaine chute.  Je temporise et je poursuis la dernière partie de la longue descente en contrôle. Le retour vers le bike parc sera long avec un gros vent de face : j'adore ça ! Je jette un oeil à mes watts : 283 de NP, objectif réussi ! Je suis confiant pour le marathon. Je pose mon vélo dans un parc pratiquement vide. C'est à ce moment là que je me dis que j'ai bien roulé. On m'annonce que je suis 25ème, j'ai donc remonté 465 places grâce à cette partie vélo.

Après une transition rapide, où j'enfile mes chaussettes, mes chaussures et ma casquette, je me cale sur mon allure IM à 15 km/h. Je cours mon 1er tour avec le 4eme du général, je l'encourage un peu car je suis plutôt frais sur mon 1er tour mais j'ai l'impression d'être de trop car il n'est pas super aimable cet espagnol. À chaque ravito, j'ai ma petite routine : 1 verre d'eau, 1 verre d'energy drink puis un dernier verre d'eau avec lequel je m'arrose. À chaque tour, 1 gel, et ce jusqu'à l'arrivée.

Pendant ce marathon j'aperçois mes potes de Lille venu m'encourager, Antho m'annonce que le slot pour Kona est dans la poche et que le top 10 est à ma porté. Je n'en reviens pas, je me dis qu'il y a un coup à faire ! J'arrive à garder mon allure de 4:00/km jusqu'au 25ème kilomètre, c'est à ce moment que je sens mes cuisses se raidir, chaque foulée devient un calvaire. Mon allure faiblit progressivement, 14.5…14.3…14.1…14.0…13.8, je serre les dents et je m'accroche. Le fait de voir mes potes, ma copine et ma famille me fait tenir ! Je m'accroche, je sens que je suis entrain de réaliser quelque chose. La 4ème et dernière boucle se passe finalement bien malgré la douleur et la chaleur (plus de 35 degrés). Dans les 5 derniers kilomètres, je commence à ressentir une certaine euphorie qui me fait oublier la douleur. J'aperçois la ligne d'arrivée, je suis pris d'une émotion de dingue et d'un sentiment de travail accompli. J'entends tous mes proches qui me poussent, c'est énorme ! Je franchis la ligne, puis automatiquement, je tombe à genoux et commence à pleurer ! L'émotion est tellement forte à ce moment là ! Je n'en reviens pas 9ème, 9h18, sub3 sur marathon, qualifié pour Hawaï et ce pour ma 1ère année de triathlon et mon 1er Ironman.
C'est une fois la lignée arrivée franchi et que les podologues s'occupent de mes pieds totalement détruits, que je commence à réaliser. La pression retombe, la fierté est là, je l'ai fait, je suis un IRONMAN !!

Tristan a couru pour l’association Petits Princes qui aide les enfants malades à réaliser leur rêve. Il fera de même à Hawai. Vous pouvez participer à la cagnotte KM pour Petis Prince sur le lien suivant : http://www.alvarum.com/kmpourpetitsprinces 

Vous pouvez suivre la présentation de Tristan pour Hawai sur son Instagram : https://www.instagram.com/from_tristan_to_ironman/
Vous pouvez également retrouver son portrait sur le site Vozer Lille

Et pour ceux qui voudraient en savoir plus sur son Victoire Vitesse, retrouvez le bike check détaillé sur notre site.

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