Première sortie en Victoire Versus

Première sortie en Victoire Versus

Heureux propriétaire d'un Victoire Versus - a retrouver en détails ici - , Jérôme a découvert lors de sa première sortie une nouvelle façon de faire du vélo, qui va au-delà de l'appellation marketing "gravel bike" :

" Je crois que j’ai découvert une nouvelle manière de faire du vélo. On sort de chez soi, et on suit -au choix - les panneaux, son instinct, ou le hasard, on ne sera pas limité par la machine. Une route en billard, en mauvais état, un chemin gras… peu importe, ça passe. Que va-t-on trouver au bout de ce segment ? Nous le verrons bien, et c’est tant mieux. Finalement, c’est peut-être la manière la plus naturelle de faire du vélo, tout simplement.

Parlons maintenant du vélo en lui même :

Sur les vingts premiers mètres, la toute première impression a été hallucinante. Et pourtant il ne s’est rien passé. Absolument rien. Je me penche sur les cocottes, je m’attends comme à l’habitude à ajuster un peu ma position sur la selle pour régler la “longueur”. Et là, rien. Les cocottes sont là ou elles auraient toujours dû être. Et pourtant, mon buste n’est pas trop relevé. Ni trop penché d’ailleurs. Comme il aurait dû toujours l’être, d’ailleurs. Quel plaisir de monter sur un vélo qui a réellement été fait pour soi. C’est tellement naturel que c’est presque magique !

La deuxième impression: les pneus.

Je n’avais jamais roulé sur du 700x30, et encore moins gonflés raisonnablement, moi, l’adepte du 23mm à 8 bar. La sensation est un “velouté” que le faible et fin cramponnage des Michelin Jet CX doit amplifier. La découverte de cette nouvelle taille de pneus me complique un peu le ressenti du comportement du cadre. Je suis bien posé, je roule sur du velours, mais d’où cela vient-il ? Le fameux confort de l’acier ? Une section de pneus généreuse ? La question se pose à nouveau sur les sections connues de goudron parfait ou je n’ai pas retrouvé la “giclette” du vélo de route en carbone. Est ce que c’est la section ou le poids du pneu ?

L’avant est rigide, latéralement comme verticalement. On ne ressent aucune déformation non plus de l’arrière. Il faudra que je monte des pneus de 23 pour faire une comparaison… et que je remette très vite les 30.

C’est dès que le goudron ne ressemble plus a du billard que la différence se fait. On roule sur du velours. Et c’est là qu’on étend le terrain de jeu du vélo de route. La petite route qui gratte un peu ? Un peu de mousse au milieu ? Quelques trous ? Des gravillons ? Du velours, pareil.

Et comme on a pris une toute petite route, on atterrit sur un chemin. Ca passe encore. Les pneus font le boulot. Je ne regrette pas d’avoir choisi quelques crampons. Dans le gras, il faut faire attention, mais ça passe. J’ai l’impression que certains secteurs passent même mieux qu’avec le VTT, sur lequel je dois être moins bien posé et donc moins en confiance. On se rend finalement compte qu’il n’y a que peu de terrains où le VTT est indispensable et que c’est plutôt ce genre de vélo que l’on devrait vendre et acheter en masse !

Comme j’étais bien posé, j’ai poursuivi encore plus longtemps. La sortie de trois heures s’est terminée sans aucune douleur, mais avec une énorme envie de repartir rapidement. J’ai d’ailleurs failli vous appeler pour vous féliciter en fin de ballade !

J’ai pour l’instant découvert autant un programme qu’un vélo. J’essaierai de vous faire des retours plus précis après quelques essais plus ciblés. "

Catégorie: 

Subscribe to our mailing list

* indicates required
Langue