L'aventure du Concours de Machines 2019 : La préparation du pilote

L'aventure du Concours de Machines 2019 : La préparation du pilote

Une fois de plus, l'équipe Victoire a pris la décision de s'engager pour le Concours De Machines 2019. Vous trouverez chaque jour de cette semaine de nouveaux articles présentant notre projet qui sera présenté samedi 17 aout.

LA PRÉPARATION DU PILOTE

Après deux participations comme concurrents (2016 et 2017) et une en temps que membre de jury (2018), nous avions à coeur de nous lancer à nouveau dans l'aventure en proposant une machine 100% inédite. Exercice difficile mais formateur, préparer un vélo de concours exige organisation, investissement et inventivité. Le thème de cette année, Paris-Brest-Paris, nous attirait particulièrement. Épreuve mythique de renommée internationale, elle fait souvent partie des habitudes de notre clientèle attirée par la randonnée et la longue distance.

Nous avons donc commencé les séances de travail dès le mois de février pour répartir entre les membres de l'équipe les différentes tâches de cette mission titanesque. Nous avons vite fait le choix de ne pas faire appel à un pilote extérieur à l'entreprise, mais de lancer l'un de nous dans la grande aventure des brevets. Tom, en charge du rayonnage des roues et du montage des vélos a postulé, malgré son jeune âge et son absence d'expérience de la longue distance. Ce pari pouvait paraitre osé, mais c'était pour nous le meilleur moyen d'acquérir le maximum d'expérience.

Quatre brevets (200, 300, 400 et 600km) ont jalonnés la préparation de Tom, également agrémentée d'un Tour du Mont Blanc bouclé en 14h42. Tom aborde donc son premier Paris-Brest-Paris avec beaucoup d'envie mais aussi d'humilité, ou son seul objectif sera de finir dans les temps pour ne pas subir de pénalités de retard. Tom avait déjà partagé son expérience de son tout premier 200km dans cet article, voici maintenant un compte rendu des autres brevets Audax qualificatifs.

A bientôt un mois du grand rendez-vous, tous les brevets sont validés. C’est donc un poids en moins pour terminer sereinement la préparation et notre vélo du concours des machines. Après avoir validé le BRM 200 près de Montpellier à Assas je me suis donc rendu à Cahors pour participer au BRM 300.

 

Le samedi 13 avril, le départ est fixé à 4h du matin et je retrouve Patrice, un de nos clients Victoire avec sa randonneuse élégante. Le début du parcours nous emmène le long des gorges du Tarn jusqu’à Figeac. Peu de temps avant d’arriver au premier pointage la température chute et passe sous les -2 degrés, cela devient difficile physiquement. Les kilomètres défilent sous un soleil radieux et nous atteignons la vallée de la Dordogne pour ensuite se diriger vers Villefranche du Périgord dernier point de passage avant de retrouver Cahors et valider ce BRM300. Le froid n’aura pas épargné un de mes genoux qui me gênera pendant quelques jours par la suite.

Jusqu’à présent je roulais sur le prototype Distance 25 le temps de la conception et de la réalisation du premier prototype pour le concours des machines avec lequel je me rends mi-mai du coté de Bourges pour le BRM 400. La météo s’annonce peut clémente et nous devons partir seulement à 5 sous des trombes d’eaux en milieu d’après-midi. Miracle à la sortie de la ville la pluie a cessée ! Nous entamons notre chemin vers la Creuse avec un vent de face qui s’effacera à la tombée de la nuit quand nous tournerons en direction de l’est pour rejoindre Nevers. Le soleil fait son apparition avant le couché du jour. C’est donc une première pour moi de rouler une nuit entière. La difficulté de l’exercice se fait sentir après 00h, l’heure où je me couche régulièrement. Je commence à somnoler et je décide de faire une pause de 10 minutes pour une micro-sieste, histoire de reposer l’esprit. Nous repartons mais très vite je recommence à subir cette envie de dormir, ce qui me laissera prendre la décision de continuer tout seul afin de diminuer le niveau de concentration demandé à rester dans les roues. Le jour se lève, le vent lui aussi.. Dernière(s) ligne(s) droite(s) vers Bourges. 90 kilomètres interminables, vent de face sur des routes à découverts sans vraiment voir le bout des longues lignes droites sous un crachin de pluie. Les qualités physiques sont forcément primordiales mais je dirais que le mental prime. Il est 9h et ce BRM 400 se termine.

C'est début juin que je mets cap sur la Bretagne et Saint Méen Le Grand près de Rennes pour le dernier brevet qualificatif pour Paris-Brest-Paris. Le départ est donné à 5h le samedi matin, contrairement aux brevets précédents le nombre de participants est impressionnant. Nous sommes plus d’une soixantaine au rendez-vous. Il faut dire que l’organisation proposée est favorable au déroulement du brevet des 600 kilomètres avec la possibilité de se reposer à Saint Méen après une première boucle de 350 kilomètres avant d’attaquer la nuit. L’écrémage se fait naturellement et je me retrouve dans un groupe d’une dizaine de randonneurs. Nous nous dirigeons vers l’ouest, des routes qui me sont familières car je suis natif de Carhaix. La première partie de ce brevet emprunte l’itinéraire du Paris-Brest-Paris avant de remonter au nord et de revenir à l’est vers Rennes. La première boucle est terminée dans la soirée vers 19h30. Le temps de bien s’alimenter et de dormir un peu moins d’une heure, il est temps de repartir avant le coucher du soleil. Nous partons pour une boucle de 250 kilomètres au Nord-Est jusqu’à Fougères. La nuit tombe et je commence à ressentir les mêmes effets de somnolences lors du 400 kilomètres. Je prends le temps de dormir une heure dans un sas de banque avant d’entamer la dernière ligne droite.

De nombreuses rencontres auront animées les quatre brevets dans différentes régions mais toujours avec cette passion pour le vélo. Le Tour du Mont-Blanc fin juillet servit de dernière préparation pour ensuite se présenter sur la ligne de départ le 18 août prochain à Rambouillet.

Pour réaliser ses brevets, Tom a roulé sur un vélo spécial destiné à valider sa position typée longue distance. Coursier émérite, Tom possédait une position très typée course sur ses différents vélos, dont le Distance 25 qui lui a servi à faire le 200km. Nous avons donc réalisé une nouvelle étude posturale plus conciliante pour qu'il puisse aborder les 1200km du Paris-Brest-Paris dans le confort le plus total. Ce prototype a également servi à valider certains choix techniques, dont la transmission.

Tom est maintenant fin prêt pour son Paris-brest-Paris et nous peaufinons les derniers détails de notre machine. Rendez-vous dès demain pour la suite de l'aventure avec la présentation du concept de notre vélo de concours pour Paris-Brest-Paris 2019. N'hésitez pas à nous suivre également sur les réseaux Instagram et Facebook.

Photos : Olivier Moly et Julien Leyreloup.

Catégorie: 

Subscribe to our mailing list

* indicates required
Langue