La genèse d'un cadre Victoire : deuxième étape

La genèse d'un cadre Victoire : deuxième étape

La réalisation du cadre de VTT qui sera exposé sur le stand Formula avance à grand pas, et nous vous faisons découvrir aujourd'hui l'étape la plus importante : la soudure
Nous utilisons chez Victoire un procédé de soudure appelé soudo-brasure, qui possède selon nous les caractéristiques plus adaptées à la réalisation d'un cadre sur mesure. Ce procédé de soudure est qualifié d'hétérogène, car le métal d'apport n'est pas le même que celui des tubes. Les avantages sont nombreux :

  •  Le métal d'apport possède une température de fusion bien inférieure à celle des tubes en acier que nous utilisons.  Nous supprimons ainsi le phénomène de Zone Affectée Thermiquement (ou ZAT). En effet, si l'on chauffe trop les tubes, la zone proche de la soudure sera dégradée et possédera des caractéristiques mécaniques moindres. Avec une soudure TIG (type de soudure choisi pour la majorité des cadres en acier ou aluminium), il existe pratiquement toujours une ZAT, ce qui entraine une fragilisation du cadre juste après la soudure. Notre métal d'apport fondant à environ 800°, nos tubes ne sont pas affectées et le cadre est ainsi bien plus résistant.
     
  • Nous utilisons un métal d'apport spécifique pour nos cadres. Après de nombreux tests, nous avons sélectionné un alliage d'apport élaboré en France. Cet alliage est une composition de plusieurs métaux de façon à obtenir une excellente soudabilité et des caractéristiques mécaniques très élevées.
     
  • Nous polissons tous nos cordons de soudure de façon à obtenir un rendu parfaitement lisse. Le but est évidemment esthétique, mais aussi mécanique. En effet, polir les soudures permet d'éliminer le phénomène de concentration de contrainte. Dans le cas d'une soudure non polie, toutes les arêtes et aspérités vont arrêter les contraintes, et peuvent aboutir à la création de micro-fissures, qui provoqueront ensuite la casse du cadre.
     
  • Nous polissons ainsi à la main toutes les soudures de façon à obtenir un cordon parfaitement lisse au toucher. Chaque soudure demande environ 1h pour être polie.

Nous réalisons dans un premier temps le triangle avant et les bases. Après contrôle, nous ajoutons les haubans et les petites pièces qui nécessitent d'être brasées sur le cadre. 

La situation pour ce cadre est un peu particulière, car le cable de dérailleur arrière et la durite de frein passeront intégralement à l'intérieur du cadre. Nous travaillons maintenant depuis 12 mois sur cette solution, et ce cadre possédera la dernière évolution de notre passage. Nous vous dévoilerons plus en détail cette spécificité du cadre dès mercredi, avant la mise en peinture du cadre.

Information supplémentaire: nous venons de faire évoluer notre process de soudure, en utilisant maintenant un système gazflux. Nous devions auparavant appliquer un décapant sur la zone de soudure avant l'opération de façon à faire prendre la brasure, avec le système gazflux ce n'est plus nécessaire. Le décapant est projeté directement à travers la flamme, ce qui permet à la fois de gagner du temps, et de réaliser des soudures encore plus régulières. Erwan, notre soudeur, en est absolument ravi!
 

Vue de détail de la soudo-brasure du cadre, au niveau de la douille de direction.

Détails du boitier de pédalier après soudo-brasure. Les soudures sont ici brutes, vous pouvez ainsi en admirer la régularité. Elles seront ensuite polies à la main.

Soudo-brasure des bases sur le boitier de pédalier

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